TEMOIGNAGE Chrétien EVANGELIQUE Protestant

TEMOIGNAGE Chrétien EVANGELIQUE Protestant

Dieu protège dans le conflit entre Hutus et Tutsis...Vous ne pouvez pas monter sur cette colline, c’est la colline de Dieu

Cette histoire s’est passée pendant la guerre civile au Rwanda [] dans les années soixante [], au moment où les membres d’une tribu [] se soulevèrent contre une autre tribu []. Ils battaient la campagne, armés de haches, de houes et de couteaux, n’hésitant pas à tuer ceux qui leur résistaient, et brûlant les kraals [] aux toits de chaume.
Dans l’enceinte de l’hôpital édifié au sommet de la colline, le pasteur africain, sa femme, et deux infirmières anglaises, Doreen [] et Jo, furent placés devant un dilemme quand ils parcoururent la plaine du regard et qu’ils virent de petites colonnes de fumée s’élever dans le lointain. Ils dormirent très mal et se réveillèrent tôt le matin pour voir la lueur des flammes encerclant la base de la colline ; ils surent que les meurtriers étaient à proximité immédiate de l’hôpital.
Devaient-ils héberger les réfugiés qui fuyaient leurs kraals en feu ? Agir ainsi laisserait croire qu’ils prenaient parti contre les rebelles armés et cela inciterait certainement toute la bande à gravir la colline, pour piller et tuer non seulement les réfugiés, mais très probablement les patients de l’hôpital, aussi bien que ceux qui les avaient recueillis. Mais leur refuser un lieu de refuge pouvait signifier la mort pour cette foule de quelque trois cents personnes terrifiées qui assaillait déjà la colline comme un essaim, portant de petits enfants et tout ce qu’ils avaient réussi à sauver du feu. Cet hôpital chrétien pouvait-il fermer ses portes et les renvoyer tous dans cette vallée meurtrière en flammes ? Ils décidèrent qu’ils ne le pouvaient pas, et la populace en larmes et à bout de forces se déversa à l’intérieur pour s’installer dans les moindres recoins de la maison, de l’hôpital et de l’église.
Mais ainsi, ils étaient en danger, et ils convoquèrent tout le personnel. Ils décidèrent que le pasteur africain et Jo devaient partir en voiture, sous le couvert de l’obscurité, dans l’espoir de pouvoir passer jusqu’à un endroit où ils trouveraient de l’aide. Edreda, la femme du pasteur, et Doreen devaient rester et attendre la tournure que prendraient les événements. Ensemble, ils prièrent pour la protection des deux personnes partant en voiture, pour la sagesse nécessaire à celles qui resteraient sur place et pour la sécurité de la foule terrorisée dans l’hôpital. Puis Doreen se souvint d’une petite image qui lui avait été remise récemment. C’était une peinture représentant un troupeau de moutons, les uns blancs et les autres noirs, avec un loup qui montrait férocement ses crocs, prêt à attaquer. Mais entre les moutons et le loup était étendue une main percée et rien ne pouvait passer au-delà de cette main.
Quand il fit assez sombre, la voiture partit pour tenter de se frayer un chemin à travers les fermes en flammes et les bandes rebelles. Doreen eut fort à faire pour calmer les craintes de ses centaines d’hôtes et dans la mesure du possible, pour améliorer leur confort, afin qu’ils se sentent les bienvenus. Elle finit quand même par aller se coucher, car elle était fourbue. Mais au réveil, le lendemain matin, elle courut à la fenêtre et en effet, les rebelles étaient bien là une terrifiante horde armée, assoiffée de sang, prête à gravir la colline...
Elle n’avait pas la moindre idée de ce qu’il fallait faire. La seule ligne de conduite possible était la persuasion. Elle appela Edreda, et ensemble elles descendirent la colline à la rencontre des rebelles, et les hommes, étonnés qu’elles n’aient montré aucune peur, firent halte.
Doreen leur parla. Elle expliqua qu’ils n’avaient pas d’ennemis et que leur unique fonction était de guérir et de parler de l’amour de Dieu. Poliment et fermement, le chef répondit que tout cela était très bien, mais que l’hôpital hébergeait des ennemis et que si certains hommes ne leur étaient pas livrés, avant la tombée de la nuit il attaqueraient la mission, captureraient les réfugiés et brûleraient les bâtiments.
C’est alors que Doreen eut l’impression que la voix qui répondit appartenait à quelqu’un d’autre. A sa grande surprise et sans qu’elle ait peur, elle s’entendit dire :
— Vous ne pouvez pas monter sur cette colline, c’est la colline de Dieu.
Il y eut un moment de silence stupéfiant… Puis un jeune garçon, les yeux flamboyant de haine, approcha brusquement son visage de celui de Doreen et hurla :
— Il n’y a pas de Dieu, Mademoiselle !
— Oh ! si ! Il y a un Dieu !, s’entendit-elle dire, et vous verrez qu’il ne vous permettra pas de monter sur cette colline. Il nous protègera.
Il y eut des murmures irrités et un élan en avant, au cours duquel certains firent mine de passer outre, mais la main était étendue. Les bandits chancelèrent et tombèrent par terre [7]. Doreen et Edreda s’en retournèrent et furent seules à gravir la colline. Cependant le danger n’était pas encore écarté. Doreen réunit les réfugiés pour leur faire part des menaces, et elle conseilla au plus grand nombre possible d’essayer de s’éclipser au crépuscule et de se diriger vers la frontière de l’Ouganda. Après qu’elle leur eût parlé, ils prièrent et un grand silence tomba sur la foule agitée et apeurée pendant que, une fois de plus, ils faisaient appel à la protection de Dieu. Mais le silence fut bientôt rompu par le martèlement rapide des gouttes de pluie sur le toit d’acier galvanisé, annonçant une pluie torrentielle. Une attaque massive était rendue impossible par la boue liquide qui se mit à couvrir le flanc de la colline []. Dans l’hôpital, certains se mirent à chanter de joie.
Plus tard dans la soirée, une voiture couverte de boue monta péniblement la route, traversant l’obscurité et les flots. Le pasteur et Jo avaient réussi à passer, et ils étaient revenus avec l’autorisation de faire appel à la Garde Nationale pour les protéger. Pour le moment, la sécurité était assurée, et quelques jours plus tard les réfugiés furent emmenés dans des camions du gouvernement et purent traverser sous escorte la frontière de l’Ouganda, où ils furent en sécurité.
Dans la Bible, la lettre qu’Il nous a laissé, Dieu nous fait des promesses :
  • Une promesse pour nous qui ne sommes pas toujours sûrs de savoir comment agir : « Si quelqu’un d’entre vous manque de sagesse, qu’il la demande à Dieu, qui donne à tous simplement et sans reproche, et elle lui sera donnée » (Jc 1 : 5).
  • Une promesse pour nous qui nous trouvons parfois interrogés au sujet de nos convictions : « Quand on vous livrera (pour vous questionner sur votre foi), ne vous inquiétez ni de la manière dont vous parlerez ni de ce que vous direz : ce que vous aurez à dire vous sera donné à l’heure même, car ce n’est pas vous qui parlerez, c’est l’Esprit de votre Père qui parlera en vous » (Mt 10 : 19 et 20).
 
Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de coeur ; et vous trouverez du repos pour vos âmes. Car mon joug est doux, et mon fardeau léger. Matthieu 11:28-30

1 commentaire:

Mamadou Touré a dit…

La Bible dit quiconque invoquera le Nom du Seigneur sera sauvé